Kokon

Franziska Beilfuß

Portfolio

Kokon 6, Öl auf Leinwand, 150 x 200 cm, 2018

Kokon 6, Öl auf Leinwand, 150 x 200 cm, 2018

Ausstellungsansicht Kokon 6 und 1

Ausstellungsansicht Kokon 6 und 1

Kokon 4, Öl auf Leinwand, 1150 x 110 cm, 2018

Ausstellungsansicht Kokon 4 und 3

Ausstellungsansicht Kokon 4 und 3


Kokon 5, Öl auf Leinwand, 150 x 140 cm, 2017

Ausstellungsansicht Kokon 5,  2018


Kokon 5.1, Öl auf Leinwand, 100 x 100 cm, 2018

Kokon 5.3, Öl auf Leinwand, 100 x 100 cm, 2018

Kokon, Franziska Beilfuß, 2018


Le cocon est l’enveloppe soyeuse formée par la chenille autour d’elle-même, pour se métamorphoser en chrysalide puis en papillon. 

Qu’adviendrait-il si nous avions affaire à une métaphore de la peinture ?


La série Kokon déploie les qualités intrinsèques de ce enveloppe filée par la chenille, en les déplaçant du côté de la peinture.

La relation entre le fond et la figure, indéterminée, surgit à travers une myriade d’ambiguïtés. Le seuil qui sépare la figure du fond se distingue par son intensité picturale au sein de chaque peinture. Il est comme un intervalle au milieu duquel fond et figure communiquent et se confondent. Il s’agit d’une frontière ouverte sur un espace soit clos soit infini. Les entrelacs formés par la surface et la profondeur de la peinture ainsi que les jeux de transparence et d’opacité rappellent la métamorphose de la chenille en papillon. Une tension dialogique nait alors de l’entrelacement du fond et de la figure, des rimes entre formes et couleurs. Ces effets réalisent l’unité rythmique de la peinture. Ils structurent l’espace au fil d’un mouvement de systole et de diastole. Le regard oscille et s’aventure au sein d’une réalité cachée. Il explore les vibrations libérées par les œuvres qu’il pénètre. Le cocon apparaît ainsi comme l’instant fécond de la vie de l’insecte métamorphique.


Deux peintures appartenant à la série semblent exemplaires: Kokon 4 et Kokon 6.

Kokon 4 est la concrétisation dynamique du processus biologique de la métamorphose. La disposition des lignes de couleurs laisse la liberté à l’œil d’être guidé par le sens des aiguilles d’une montre. Le spectateur est le témoin de l’apparition et de la disparition de la peinture comme le suggère l’espace vide de la composition. On ne peut s’empêcher de penser que l’allure de l’aiguille d’une horloge rythme la représentation et rend visible le temps. La ligne bleue semble quant à elle appartenir au présent et embrasser l’acte de perception. Cette ligne bleue résonne avec le scintillement des traces de traits épais, se dissolvant dans les couleurs alentours et représentés par les coups de pinceaux discontinus qui peuplent la toile.


Kokon 6 suit la logique d’une double dynamique spatiale, centrifuge et centripète. La forme centrale quadrillée qui encadre la couleur est comme la réminiscence d’une fenêtre ou d’une palette. Elle est le lieu d’une ambiguïté. Elle “creuse” la toile et lui permet en même temps d’être projeté en avant d’elle-même. Elle attire et magnétise les couleurs qui gravitent autour d’elle aussi bien qu’elle distribue ces mêmes couleurs dans les marges de la toile à travers une série d’aplats. Les correspondances entre la forme centrale et ce qui l’entoure sont intensifiées par le traitement hétérogène de la peinture. L’intérieur de la forme se compose de surfaces nuancées, de superpositions de couches colorées et d’une variété extraordinaire de coups de pinceau, couplée à des jeux complexes d’opacité et de transparence.

Les surfaces à l’extérieur de la forme se composent à l’inverse d’aplats lisses qui mettent en lumière les qualités de la couleur.


Kokon 4 et 6, á l’instar des autres œuvres de la série, apparaissent être l'expression d'un changement permanent.

Elles démontrent par leur force qu’elles ne sont pas imago, selon le terme employé en biologie pour désigner le stade final du cycle de vie d’un insecte (soit le papillon pour le lépidoptère). Elles sont des peintures vivantes.


Théo de Luca








Kokon, Franziska Beilfuß, 2018


Der Kokon ist eine Seidenhülle von einer Raupe um sich gesponnen, um die Metamorphose zu einer Puppe und dann einem Schmetterling zu vollziehen. Was geschieht wenn wir den Kokon als eine Metapher der Malerei betrachten?

Die Werkreihe Kokon entfaltet die ureigensten Eigenschaften der von der Raupe gesponnenen Hülle und überträgt sie ins Feld der Malerei. Die Beziehung zwischen dem Hintergründlichem und dem Figürlichen ist ungreifbar und wird durch eine Vielzahl von Widersprüchen hervorgebracht. In jedem dieser Bilder zeichnet sich die, Figur und Hintergrund voneinander trennende, Schwelle durch malerische Intensität aus. Sie ist wie ein Intervall, durch welches Hintergrund und Figürliches kommunizieren und schließlich ineinander übergehen. Es handelt sich um offene Grenzen zu geschlossenen oder offenen Räumen. Die Flechtwerke zwischen Oberfläche und Tiefe des Bildes, sowie das Spiel aus Transparenz und Opazität, erinnern an die Metamorphose der Raupe zum Schmetterling. Es entsteht eine gesprächige Spannung der Verbindungen zwischen Formen und Hintergründen, Reime zwischen Formen und Farben. Diese Effekte schaffen die rhythmische Einheit der Bilder. Sie strukturieren den Raum wie mit Bewegungen systolischer und diastolischer Art. Der Blick  oszilliert und wagt sich in eine verborgene Realität. Es erschließt sich die durch die Bilder freigesetzten Vibrationen. Der Kokon erscheint nun wie das fruchtbarste Stadium in der Metamorphose der Insekten.


Zwei Bilder dieser Serie, Kokon 4 und Kokon 6, können als Beispiel dienen:

Kokon 4 scheint eine dynamische Verkörperung des biologischen Prozesses der Metamorphose zu sein. Die Anordnung der Farblinien lässt dem Auge die Freiheit, sich im Uhrzeigersinn leiten zu lassen. Durch die ausgelassene Stelle, an der die Leinwand durchscheint, bietet sich eine Lesart des in Erscheinung- Tretens, des Auftauchens oder aber des Verschwindens der Malerei an. Der Betrachter verinnerlicht Zeitlichkeit, was dem die dynamische Bewegung des einem fortschreitenden Uhrzeiger ähnelndem Aufbaus an Form und Farbe geschuldet sein mag. Die blaue Linie erscheint wie der Jetztzeit angehörig, stimmt mit dem Moment des Betrachtens überein, ist konsistent. Diese blaue Linie bringt die Bruchstücke von pastosen Spuren, die sich in die umgebenden Farben auflösen und die mit unterbrochenen Pinselstrichen die Leinwand bewohnen, mit in Schwingung.


Kokon 6 folgt der Logik einer doppelten räumlichen Dynamik, zentrifugaler und zentripetaler Art. Die zentrale Quadrat- ähnliche Form, die die Bilder umrahmt, erinnert an ein Fenster oder an eine Malerpalette. Sie vollbringt das scheinbar Widersprüchliche, sich sowohl in die Leinwand zu graben, als auch das Bild aus dieser heraus zu projizieren. Sie zieht die, wie durch Gravitationskraft um sie kreisenden Farben an und verteilt sie gleichzeitig auf die Ränder der Leinwand mit Hilfe einer Serie von monochromen Flächen. Diese Verbindungen zwischen Form und Umfeld werden durch den variierenden Umgang mit dem Material Farbe verstärkt. Innerhalb dieser Form verweben sich: nuancierte Flächen, farbige, sich überlagernde Schichten von außergewöhnlicher Vielfalt des Farbauftrages, gepaart mit komplexen Spielen zwischen Dichte und Transparenz.

Im Gegensatz dazu stehen die ruhigen Flächen außerhalb der Form, die die Qualitäten der gegebenen Farben ins Licht bringen.


Kokon 4 und 6, sowie die anderen Bilder dieser Serie scheinen Ausdruck permanenter Wandlung zu sein. Sie demonstrieren mit Stärke, dass sie kein fixiertes Stadium darstellen, nicht Imago sind, um es mit den Worten der Biologie auszudrücken, die so das Endstadium des Insektenlebens ( zum Beispiel der Schmetterlinge im Falle der Lepidoptere) benennt. Sie sind lebendige Malerei.


Théo de Luca